Body neutrality VS body positive : lequel choisir ?

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Vous aimez vos jambes avec toutes leurs petites imperfections : cellulite, vergetures, poils, etc. ? Alors, vous appartenez au mouvement body positive qui fait opposition à la culture des régimes. Mais si vous vous attardez plutôt sur ce que votre corps PEUT faire pour vous, alors, vous vous reconnaîtrez davantage dans le mouvement “body neutrality”. Mais avant de trancher, observons ces mouvements de plus près, leurs avantages et leurs inconvénients

Origine du mouvement body positive

Sur Internet, vous lirez que le body positive est né en 1996 grâce à deux femmes : Connie Sobczak, auteure, et Elizabeth Scott, psychologue. 

Mais ce mouvement anti-grossophobie est en fait apparu bien avant cela, en 1969. 

À l’époque, un ingénieur révolté par la façon dont les personnes “grosses” étaient traitées a créé une association d'aide aux personnes obèses. Aujourd’hui connue sous le nom de NAAFA (National Association to Advance Fat Acceptance), cette organisation vise depuis plus de 50 ans à supprimer toute forme de discrimination liée au corps. 

Et maintenant que vous connaissez l’origine du mouvement body positive, découvrez sa définition.

Qu'est-ce que le body positive ? 

Le body positive est un mouvement social apparu en 1969 et en 1996 mais qui a réellement émergé en 2012 : l’année de tous les records pour Internet. Son objectif ? Faire évoluer les normes de beauté irréalistes pour les faire coïncider davantage avec la réalité. 

Appartenir au mouvement body positive, c’est respecter tous les corps, considérer la cellulite et les rides comme normales, faire la guerre aux régimes drastiques… Le body positive, c’est aussi veiller à son alimentation et aimer son corps tel qu’il est. 

En outre, ce mouvement souligne (et met en valeur) que tous les corps sont beaux. C’est pourquoi il est devenu de plus en plus populaire, mais qu’il a aussi fait l’objet de critiques. 

Critiques du mouvement de body positive

Aujourd'hui, les réseaux sociaux dévoilent une diversité de corps que nous n’avons pas l’habitude de voir au quotidien et… ça fait du bien ! Les personnalités publiques et influenceurs sont fiers de montrer leurs imperfections corporelles et de promouvoir la fat culture

Cependant, ce mouvement fait l'objet d'un grand nombre de réactions et de critiques. La linguiste Stéphanie Pahud dit, par exemple, que ce mouvement semble cliver plus que rassembler car il repose sur la fierté de soi, une “forme de honte inversée”. 

La rédactrice Marion Bourdaret du blog « Mar à Bout », elle, culpabilise lorsqu’elle pense au “body positivisme”. Selon elle, le body positive est une nouvelle affaire de marketing qui ne nous aide pas à mettre nos complexes de côté. 

Ces deux femmes se rejoignent sur un point. Elles pensent toutes les deux que ce mouvement social met l’apparence au centre de l’attention. Ainsi, elles critiquent l’objectification et l’aliénation des corps féminins provoqués par le body positive. 

Au lieu de prêcher pour la paroisse du body positive, certaines personnes ont alors pris le parti d’un second mouvement : le body neutrality.

C’est quoi le body neutrality ? 

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L'actrice de "The Good Place", Jameela Jamil (que vous apercevez sur la photo ci-dessus) a donné son avis sur le body neutrality. Dans un article pour Glamour, elle expliquait qu’elle ne pensait jamais à son corps. Puis, elle ajoutait “Imaginez simplement ne pas penser à votre corps. Vous ne le détestez pas. Vous ne l'aimez pas. Vous êtes juste une tête flottante."

Comme cette Britannique, de nombreuses personnes ont décidé de passer de “body positive” à “body neutrality”. Au lieu de se concentrer sur l'amour de leur corps, ils se focalisent sur ce que leur corps peut faire pour eux.

Cette philosophie a été inventée en 2015, avec le concept de l’alimentation intuitive. Le body neutrality s’éloigne de l’apparence physique et de l’estime de soi pour mettre en avant l’ensemble des capacités et des caractéristiques non physiques du corps.

En somme, ce mouvement consiste à adopter un point de vue neutre à l'égard de son corps. Vous n’avez pas forcément besoin de l’aimer, mais vous pouvez quand même vivre heureux à l’intérieur de lui grâce à tout ce qu’il vous offre. Par exemple, votre corps peut courir, skier, porter des sacs, faire des câlins, porter un enfant… 

Body neutrality VS body positive : lequel choisir ? 

Bien que le body neutrality ait été inventé pour contourner le mouvement de body positive, ces deux pratiques peuvent parfaitement accorder leurs violons. Il n'est pas nécessaire de choisir un mouvement plutôt qu'un autre.

Le mouvement body positive : 

  • Tend à améliorer son estime de soi ;
  • Nous encourage à aimer notre corps ;
  • Nous encourage à prendre soin de notre corps. 

Le mouvement body neutrality : 

  • Met l'accent sur ce que le corps peut faire ;
  • Encourage la pleine conscience ;
  • Et met l’apparence physique de côté. 

Un jour, vous pouvez aimer votre corps, et le lendemain, vous pouvez avoir du mal à accepter votre apparence, tout en appréciant votre corps pour ce qu'il vous permet de faire. 

Et si ce sujet vous intéresse, n’hésitez pas à consulter notre article sur l’inclusivité


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